La prise de conscience de l'hygiene au XIXème

   

Dans les pays industrialisés, une des transformations  majeures dans les moeurs du XIXème siècle fut le changement de comportement aussi bien au niveau de l'hygiène personnelle que le lavage du linge.
En effet il faut comprendre que les siècles précédents l'hygiène n'était pas une priorité. L'odeur émanant des rues était atrocement nauséabonde. Et pour cause : les déchets jonchaient ces rues, les pots de chambre étaient jetés par les fenêtres. Les rats, friands de la saleté, et porteur de maladies, vivaient en osmose avec l'Homme.
Au début du XIXème siècle, en Angleterre, des scientifiques et des médecins commencent dès lors à prôner une réforme sanitaire. Sous l'impulsion de ce mouvement de protestation du groupe de scientifiques il y a alors une prise de conscience de la population et du gouvernement sur l'importance de l'hygiène. Dès 1850, de nombreux progrès sont fait en matière de législation : des autorités de santé publique sont créées dans le but d'améliorer la distribution de l'eau et le traitement des nuisances environnementales. Cette prise de conscience s'explique par la faible longévité moyenne dans certaines régions défavorisées d'Angleterre. Par exemple à Liverpool l'espérance de vie moyenne se situait aux alentours de 15 ans. Les autres pays d'Europe ainsi que les Etats-Unis suivront cette même voie.
Les premiers effets de ce changement font leur apparition grâce à une véritable "révolution sanitaire" avec un taux de mortalité en Europe et aux Etats-Unis qui tend à baisser. Mais cette hausse de la longévité deviendra réellement visible à la fin du XIXème siècle et dans les siècles qui suivront.
 
Cette tendance hygiéniste se confirme avec l'apparition du traité de savoir-vivre d'hygiène vantant les vertus du bain qui était bénéfique pour la santé et la peau. On observe une réouverture des bains publics qui avaient disparus au XVI siècle. A cette époque la toilette se faisait sans eau car l'Eglise critiquait les bains publics, mais aussi du fait de la rareté de l'eau. L'hygiène devient un enseignement dès le plus jeune âge. Mais dans cette société, l'hygiène est aussi dictée par le niveau social. Ainsi la bourgeoisie montante de cette époque influence beaucoup le niveau d'hygiène.
Parallèlement à cela, Louis Pasteur, grand chimiste et médecin français propose une théorie sur l'existence des micro-organismes et des microbes en 1878. Les premières batailles contre les maladies infectieuses ont ainsi eu lieu avant que les médecins ne les aient expliquées, ceci démontrant le lien entre l'hygiène et la santé. Les maladies infectieuses n'étaient donc pas connues avant la théorie des microbes de Louis Pasteur, mais un sens primaire associait tout de même les conditions de vies à la morbidité. L'idée que la propreté permettrait d'éradiquer ces maladies qui terrorisaient la population à cette époque sera donc le facteur "soutient" de cette révolution de l'hygiène.
"Saleté, pauvreté et maladie" forment désormais une triade logique.
A la fin du XIXème siècle, le triomphe de la révolution sanitaire est maximal. Alors que l'on note deux épidémies de choléra durant le milieu du XIXème. Ces épidémies deviennent de plus en plus rares, notamment grâce à l'apparition des vaccins, mais aussi, et surtout, grâce aux mesures d'asepsie qui sont désormais prises. La durée de vie augmente de façon radicale. De même une baisse de la mortalité infantile est observée en cette fin de siècle. Il y a donc eu, en même temps, une révolution dans le domaine médicale relativement conséquente.  (Confer : les deux graphiques). 
Au début du XXème siècle et dans les siècles qui suivront, cette baisse de la mortalité générale continuera dans les pays industrialisés. C'est ainsi que l'espérance de vie ne cessera d'augmenter.
 
 






Point d'actualité :

De nos jours il est possible de vérifier ce lien entre l'hygiène et la santé. Dans la majorité des pays d'Europe et les Etats-Unis les maladies tels que le trachome, la tuberculose ou le choléra ont disparus ou sont devenus très rare. En revanche dans les pays peu industrialisés comme l'Afrique, ces maladies font le quotidien de la population et leur espérance de vie en est réduite. Dans les pays industrialisés, l'hygiène est désormais enseignée dès le plus jeune âge.

Le graphique ci-dessous démontre bien la différence au niveau de l'asepsie dans les différents endroits du monde. Ainsi l'Afrique, continent peu industrialisé, souffre beaucoup des maladies infectieuses. Ces maladies sont parfaitement évitables encore faut-il que des moyens permettant une meilleur hygiène soient mis en placent. En effet, en Afrique, les vaccins coût cher, les moyens prophylactiques aussi, et l'eau n'est pas potable, ainsi les microbes peuvent facilement se développer. En revanche l'Europe, l'Amérique, ... ont un accès plus simple à l'hygiène. Sur ces continents, les maladies nosocomiales (infection après opération ou autre) sont assez rare. Bien sûr rien est infaillible et, même si la prophylaxie réduit grandement les risques de contracter une maladie infectieuse, le risque n'est pas nul.
  

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